NAJLAE ENFIN REGULARISEE
UN SUCCES POUR ELLE
ET UN ESPOIR POUR TOUS LES AUTRES JEUNES MAJEURS
Najlae vient de retirer ce 29 septembre 2010, à la préfecture d'Orléans, sapremière carte de séjour d'un an.
Interpellée alors qu'elle se s'était rendue dans une gendarmerie pour se plaindre de violences familiales, Najlae était expulsée en février 2010. Le scandale provoqué par ces faits et la mobilisation immédiate et intense amena le président de la République à autoriser son retour le 8 mars dernier.
A Orly, derrière la dernière banderole qui lui est dédiée : « Le pays des gendarmes et des préfets t'a expulsée, Bienvenue Najlae dans celui de la Solidarité et de la Fraternité », au rythme de la fanfare et au mégaphone, ses copines scandaient : Pour Najlae, nous avons le retour, mais il nous faut toujours : LA REGULARISATION ! ! !
Revenue du Maroc avec seulement un visa "visiteur" d'un an, dès son retour elle a fait, avec ses soutiens, une demande de titre "vie privée et familiale".
Au mois d'août elle a reçu la réponse du nouveau préfet : "Je vous informe qu'au terme d'un examen attentif de votre dossier et eu égard à votre insertion en France, j'ai décidé de vous délivrer à titre exceptionnel et humanitaire, une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" d'une validité d'un an et renouvelable".
Aujourd'hui Najlae est enfin régularisée.
C'est la touche finale et le succès la victoire d'une mobilisation exemplaire.
Cet immense mouvement de solidarité montre la voie à suivre pour soutenir les milliers de jeunes majeurs sans papiers. Jeunesse sans papiers, jeunesse volée ça suffit : La loi doit changer !
L'Appel du 17 janvier 2009 de tous ces jeunes à la jeunesse brisée et notre exigence par rapport à la loi sont toujours d'actualité en plein débat sur la loi Besson, comme le sont toujours les revendications autour de la régularisation des familles, des amoureux au ban public, des étudiants et des travailleurs sans papiers mais aussi des « roms » stigmatisés avec une impudence éhontée aux plus hauts sommets de l'état.
RESF 45