Sarkozy : Je vous ai compris !
Après le 2ème tour des régionnales, après les manifestations de la semaine dernière, Sarko et Fillon avait dit avoir compris le message des Français ; on continue plus vite et plus forts ...
Aujourd'hui face aux députés et sénateurs de l'UMP, suite à la réunion, hier, avec François Fillon certains d'entre eux parlaient ouvertement de justice sociale de suppression du Bouclier Fiscal.
Réponse de notre Empereur / Président : Le président Nicolas Sarkozy ne reviendra pas sur le bouclier fiscal, a affirmé le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, dans son compte rendu du Conseil des ministres.
"Il ne vous surprendra pas que le président de la République a eu l'occasion de rappeler ces derniers jours qu'il ne reviendrait pas sur le bouclier fiscal", a affirmé M. Chatel. (Et si il arrive, encore à nous surprendre)
Aux députés UMP qu'il recevait après le Conseil des ministres, le chef de l'Etat a lancé: "ne touchez pas au bouclier fiscal!", selon des participants à cette réunion .
Nicolas Sarkozy n'a pas fait de déclarations publiques jusqu'ici sur le bouclier fiscal, décrié par la gauche mais aussi, surtout depuis la défaite de la droite aux élections régionales, par plusieurs personnalités de la majorité, notamment l'ancien Premier ministre Alain Juppé et le patron des députés UMP Jean-François Copé.
Un grand nombre de députés UMP réclament de plus en plus ouvertement un aménagement (CSG et CRDS extraites du bouclier contre une sortie de la résidence principale du calcul de l'ISF), une suspension, voire la suppression du bouclier fiscal.
Treize élus UMP ont d'ailleurs annoncé juste avant la rencontre le dépôt d'un texte sur la suspension du dispositif.
Pour sa part, le ministre du Budget, François Baroin, est favorable au maintien du bouclier fiscal à 50%, "un bon principe d'équité fiscale", selon lui.
"Ce sujet n'était pas à l'ordre du jour du Conseil des ministres et n'a pas été évoqué", a affirmé M. Chatel. Toutefois, "je n'ai pas le sentiment que le bouclier fiscal soit en train de se fissurer", a-t-il ajouté, en réponse à la question d'un journaliste.
"Le bouclier fiscal, c'est plus qu'un engagement de campagne, c'est une vraie conviction de la part de la majorité: si nous voulons attirer des investisseurs dans notre pays, si nous voulons renouer avec un capitalisme familial, il fallait mettre fin à un système fiscal confiscatoire", a insisté le porte-parole.C'est une promeese faite à ses amis...
Les derniers sondages montrent également que plus des 2/3 des Français sont contre ce bouclier.
Il a rappelé que "d'autres pays autour de nous" avaient "mis en place cette politique non confiscatoire en matière fiscale.
"Il faut qu'on sorte d'un système où on modifie en permanence les règles fiscales (...). De grâce, un petit peu de stabilité", a-t-il demandé.
Il l'aura sa stabilité : dans l'esprit des Français et dans la défaite...
Sarko 1er, allez, la fleur au fusil, vers votre Waterloo.